Je découvre le blog comme je me découvre moi-même.

Que vient faire Jacques Brel dans ce blog?
Si on me donnait la chance ou l'opportunité, dans une dimension possible, de rencontrer un homme célèbre, je lancerais, sans hésiter, comme un cri de joie spontanée, sorti profondément de mes tripes, le nom de BREL.
Oui , Jacques , le Grand Jacques !
Celui qui pendant mon enfance m’a d’abord entouré de ses musiques et de ses textes que mes deux parents aimaient à écouter.
Celui dont la mort, alors que je n’avais que dix ans, m’a vraiment fait comprendre que l’on doit profiter des vivants avant que les occasions ne viennent à manquer.
Celui, qui m’a accompagné à l’école, jeune adolescent, et dont je défendais les couleurs, comme une marque personnelle, face aux bataillons de groupies d’ AC/ DC, de Jim Morrison, des Sex Pistols, des Rolling Stones… ou encore face à tant d’autres étendards qu’arboraient fièrement mes camarades.
Celui qui me permettait enfin de pleurer, seul dans ma chambre, des injustices subies, en buvant ses paroles jusqu’à la rage.
Celui qui me donnait la force et le courage d’affronter Dieu et sa création en me ressourçant dans des crescendos tumultueux, jaillissants des enfers comme les laves d’un volcan.
Celui dont la poésie à fleur de peau, me dénudait, tel un écorché vif qui découvre la douleur de ses sentiments.
Celui, qui m’appris à laissé la révolte pour des causes plus nobles, limons fertiles à de vraies révolutions.
Celui, dont les vers percutants, rongeant ma naïveté et illuminant ses poésies reviennent encore à mon esprit lors de situations quotidiennes, comme les signes clairvoyants d’une étoile polaire, dans une nuit parsemée d’idées et d’émotions confuses.
Celui qui m’a préservé, en m’inculquant une peur profonde de l’embourgeoisement, de toutes ces plaies contemporaines que sont la suffisance malsaine , la respectabilité médiocre , l’hypocrisie galopante ou encore l’ambition appauvrissante d’une carrière sociale.
Celui qui m’a convaincu de défendre en premier lieu la condition humaine, comme une source inépuisable d’émerveillement et d’espoir.
Celui m’a poussé finalement à être moi, pour mes rêves et mes désirs indépendamment de l’inaccessibilité de ma propre quête.
Celui dont j’aurais pu être presque « fan », si ce mot ne provoquait en moi d’affreux vomissements de bile grégaire.
Avec un profond respect, l’autre Jacques, le boiteux fou
Cette catégorie est encore un de mes essais multiples, l’idée m’est venue d’apposer, à une chanson de BREL, une pensée ou une analyse personnelle, humble témoignage d’un brelien convaincu. Je pense ainsi illustrer, peu à peu, certaines de ses chansons que je listerai au fur et à mesure dans cet article.