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Cojoloco, tiré de l'espagnol, signifie: " Le boiteux-fou"

 

Tout en restant très hétéroclite, ce blog ne poursuit aucune thématique si ce n'est mon propre délire.  Il se veut aussi un terrain de découverte pour les enfants qui apprécient particulièrement les animations.

Je profite par la même occasion de mettre un peu d'ordre dans mon passé, qui souvent très mouvementé n'a conservé qu'un ordre chronologique. 

 

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Dimanche 16 avril 2006 7 16 04 2006 18:38
La vieillesse et la mort un couple, qui fait réfléchir comme nul autre, quand on a la présence d'esprit de s'en soucier assez tôt. Un sujet qui ne m'a plus quitté depuis l'âge de vingt ans où j'ai travaillé pendant trois en ans successivement, en Gériatrie, en accompagnement de fin vie et  en soins palliatif.
La mort est un tabou trop important dans notre société, au point où souvent les gens passent vraiment à côté de cette quetion fondamentale jusqu'à s'y retrouver ineluctablement confronté.
Et pourtant la mort est quotidienne, elle fait partie du changement, le plus bel exemple, est sans doute l'automne avec ses feuilles mortes. Une bonne philosophie de vie se doit d'y réfléchir avec franchise et sérénité. De notre conception de la mort dépend principalement notre conception du monde.

Ah je les vois déjà
Me couvrant de baisers
Et s'arrachant mes mains
Et demandant tout bas
Est-ce que la mort s'en vient
Est-ce que la mort s'en va
Est-ce qu'il est encore chaud
Est-ce qu'il est déjà froid
Ils ouvrent mes armoires
Ils tâtent mes faïences
Ils fouillent mes tiroirs
Se régalant d'avance
De mes lettres d'amour
Enrubannées par deux
Qu'ils liront près du feu
En riant aux éclats
Ah Ah Ah Ah Ah Ah

Ah je les vois déjà
Compassés et frileux
Suivant comme des artistes
Mon costume de bois
Ils se poussent du cœur
Pour être le plus triste
Ils se poussent du bras
Pour être le premier
Z'ont amené des vieilles
Qui ne me connaissaient plus
Z'ont amené des enfants
Qui ne me connaissaient pas
Pensent aux prix des fleurs
Et trouvent indécent
De ne pas mourir au printemps
Quand on aime le lilas
Ah Ah Ah Ah Ah Ah

Ah je les vois déjà
Tous mes chers faux amis
Souriant sous le poids
Du devoir accompli
Ah je te vois déjà
Trop triste trop à l'aise
Protégeant sous le drap
Tes larmes lyonnaises
Tu ne sais même pas
Sortant de mon cimetière
Que tu entres en ton enfer
Quand s'accroche à ton bras
Le bras de ton quelconque
Le bras de ton dernier
Qui te fera pleurer
Bien autrement que moi
Ah Ah Ah Ah Ah Ah

Ah je me vois déjà
M'installant à jamais
Bien triste bien au froid
Dans mon champ d'osselets
Ah je me vois déjà
Je me vois tout au bout
De ce voyage-là
D'où l'on revient de tout
Je vois déjà tout ça
Et on a le brave culot
D'oser me demander
De ne plus boire que de l'eau
De ne plus trousser les filles
De mettre de l'argent de côté
D'aimer le filet de maquereau
Et de crier vive le roi
Ah Ah Ah Ah Ah Ah

J'ai toujours apprécié chez Brel, ce côté ne me la faites pas avec vos bonnes paroles et vos jugements. Souciez vous plutôt de vous, vous avez déjà assez à faire comme ça. Je crois que cela m'a permi de ne pas toujours prendre, pour argent comptant, la parole des adultes. Ces êtres, tout aussi faillibles, si ce n'est plus que les enfants. Souvent bien trop contents de rentrer les normes de bases pour se permettre de juger tout un chacun.  L'homme développe, ainsi, l'hypocrisie et le politiquement correct comme un prêt a penser, qui permet de se mouvoir en société et  cultiver son image bien plus que sa personne.




Par Cojoloco - Publié dans : Grand Jacques
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