Dimanche 16 avril 2006
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La vieillesse et la mort un couple, qui fait réfléchir comme nul autre, quand on a la présence d'esprit de s'en soucier assez tôt. Un sujet qui ne m'a plus quitté depuis l'âge de vingt ans où j'ai travaillé pendant trois en ans successivement, en Gériatrie, en accompagnement de fin vie et en soins palliatif.
La mort est un tabou trop important dans notre société, au point où souvent les gens passent vraiment à côté de cette quetion fondamentale jusqu'à s'y retrouver ineluctablement confronté.
Et pourtant la mort est quotidienne, elle fait partie du changement, le plus bel exemple, est sans doute l'automne avec ses feuilles mortes. Une bonne philosophie de vie se doit d'y réfléchir avec franchise et sérénité. De notre conception de la mort dépend principalement notre conception du monde.
Ah je les vois déjà Me couvrant de baisers Et s'arrachant mes mains Et demandant tout bas Est-ce que la mort s'en vient Est-ce que la mort s'en va Est-ce qu'il est encore chaud Est-ce qu'il est déjà froid Ils ouvrent mes armoires Ils tâtent mes faïences Ils fouillent mes tiroirs Se régalant d'avance De mes lettres d'amour Enrubannées par deux Qu'ils liront près du feu En riant aux éclats Ah Ah Ah Ah Ah Ah Ah je les vois déjà Compassés et frileux Suivant comme des artistes Mon costume de bois Ils se poussent du cœur Pour être le plus triste Ils se poussent du bras Pour être le premier Z'ont amené des vieilles Qui ne me connaissaient plus Z'ont amené des enfants Qui ne me connaissaient pas Pensent aux prix des fleurs Et trouvent indécent De ne pas mourir au printemps Quand on aime le lilas Ah Ah Ah Ah Ah Ah Ah je les vois déjà Tous mes chers faux amis Souriant sous le poids Du devoir accompli Ah je te vois déjà Trop triste trop à l'aise Protégeant sous le drap Tes larmes lyonnaises Tu ne sais même pas Sortant de mon cimetière Que tu entres en ton enfer Quand s'accroche à ton bras Le bras de ton quelconque Le bras de ton dernier Qui te fera pleurer Bien autrement que moi Ah Ah Ah Ah Ah Ah Ah je me vois déjà M'installant à jamais Bien triste bien au froid Dans mon champ d'osselets Ah je me vois déjà Je me vois tout au bout De ce voyage-là D'où l'on revient de tout Je vois déjà tout ça Et on a le brave culot D'oser me demander De ne plus boire que de l'eau De ne plus trousser les filles De mettre de l'argent de côté D'aimer le filet de maquereau Et de crier vive le roi Ah Ah Ah Ah Ah Ah
J'ai toujours apprécié chez Brel, ce côté ne me la faites pas avec vos bonnes paroles et vos jugements. Souciez vous plutôt de vous, vous avez déjà assez à faire comme ça. Je crois que cela m'a permi de ne pas toujours prendre, pour argent comptant, la parole des adultes. Ces êtres, tout aussi faillibles, si ce n'est plus que les enfants. Souvent bien trop contents de rentrer les normes de bases pour se permettre de juger tout un chacun. L'homme développe, ainsi, l'hypocrisie et le politiquement correct comme un prêt a penser, qui permet de se mouvoir en société et cultiver son image bien plus que sa personne.
Par Cojoloco
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Publié dans : Grand Jacques
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