Je découvre le blog comme je me découvre moi-même.
L’écriture s’impose à moi, comme un sujet d’examen est imposé à un collégien sur un banc d’école ? Et pourtant, cela fait longtemps que j’ai renoncé à l’écriture en tant que dictature académique. Que m’arrive-t-il ? Cela fait longtemps que je n’ai pas eu envie d’écrire comme aujourd’hui.
Car l’envie, dans ce cas, n’est pas suffisante ! Reiner Marie Rilke dans « lettres à un jeune poète », répondait clairement à son correspondant, qu’il ne fallait pas écrire, s ‘il n’en sentait pas profondément le besoin. Que se passe-t-il ? Renouerai-je , déjà maintenant, avec cette écriture que j’ai si fermement répudiée. Si tôt , me confronter à nouveau à elle, moi qui ne lui laissait une porte d’entrée, que pour mes vieux jours. Aurai-je vieilli si vite, sans m’en apercevoir ? Aurai-je mûri, moi le boîteux-fou, qui ai volontairement privilégié, l’extase du verbe, à l’immobilité de l’écrit. Ou alors ? Suis-je entrain de me corrompre ? Par vanité, en fixant mes propres pensées imparfaites dans des traces immuables, que désormais n’importe qui pourrait mal interpréter et utiliser selon ses intérêts. Le texte n’échappe pas au paradoxe de l’invention, celui qui veut que : que l’invention ne soit ni bonne, ni mauvaise, mais quelle dépende avant tout de l’usage que l’on en fait ! Que ce soit de l’usage de la bible ou de la théorie atomique. Me dois-je d’écrire ?
Je remercie trois blogueurs qui ont gentiment et sans le savoir provoqué ce déclic.
Je prépare ma première histoire qui ne devrait pas tarder (à suivre...)