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Cojoloco, tiré de l'espagnol, signifie: " Le boiteux-fou"

 

Tout en restant très hétéroclite, ce blog ne poursuit aucune thématique si ce n'est mon propre délire.  Il se veut aussi un terrain de découverte pour les enfants qui apprécient particulièrement les animations.

Je profite par la même occasion de mettre un peu d'ordre dans mon passé, qui souvent très mouvementé n'a conservé qu'un ordre chronologique. 

 

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Essais en pagaille

Jeudi 4 août 2005

J'ai retrouvé en mettant de l'ordre, deux sonnets que j'avais écrits quelques années en arrière.

Je vous publie le premier, ici-même, écrit en 1989, j'espère qu'il plaira aux amateurs/rices de mythologie!

Circé

Magicienne noire de l'île tropicale!

Mon esprit s'échappe dans un rêve exotique

Et rendu esclave par ton pouvoir mystique

Il renie sa triste condition animale.

Ton regard assujetit les hommes avides

De brûlants désirs et de parfums colorés,

Pourceaux impuissants devant tes charmes dorés.

De leur avenir toi seule, Circé, décide!

Ô ! femme transcentale sans peurs, ni craintes!

Seul Ulysse verra sur ta figure peinte

Cette expression si commune à tes victimes.

Cet amour réduira en une pantomime

Ta sorcellerie secrète, injuste et vilaine

Et nous rendre, ma belle, notre forme humaine.

Par Cojoloco
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Vendredi 12 août 2005

Ce poème date 1995, il est dédié à mon ami Arturo C. L'Amitié et l'Amour sont deux choses que l'on ne peut délier et qui n'ont nul sens l'une sans l'autre. J'aime te voir avec mes enfants!

 

Rose en vase

S eul,drapé de blanc,tes yeux hors du décor:

I  mpitoyable semblait l'issue du combat

D ans ce gouffre chaud où la vie se débat

A mour et Mort ensemble ont plongé dans ton corps.

V acillant sur le sable de ta propre vie

I  mpuissant dans cette arène inattendue

D u taureau ne restait que cet air affaibli.

A utour du lit nos âmes se sont entendues,

J 'ai fixé le miroir de mes yeux sur le tien.

U ne estocade de tendresse et d'amour

N ous a  transpercés ravivant notre lien.

T out comme une rose qui reprend ses atours

O bscurément, quand à sa tête on l'aiguillonne

S oudain, à son existance, à nouveau se donne.

Par Cojoloco
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Mercredi 15 mars 2006

Cette bouteille dérive  le long de mes pensées et vient naturellement s’échouer sur les rives de mon cœur. Je ne te demande, donc, pas la permission de la ramasser, je la ramasse tout simplement. Me questionnant sur le message qu’elle contient. Ma curiosité est tout sauf malsaine, je sais qu’à l’autre bout, le lanceur, est  un être humain et respectueusement, je m’attends à tout.

   

Le parchemin que j’y découvre, lavé par les eaux salées, miroite à la lumière du soleil. Je m’aperçois et te découvre, vivant cet écartèlement , qui te désintègre, mais auquel tu fais face, comme  moi , jadis. Ni dieu, ni maître, juste, toi  face au monde,  que dis-je , face à l’ Univers.

Cet Univers si beau d’un côté et monstrueux de l’autre. Cet Univers qui donne envie de vivre tant il contient de richesses, mais qui en même temps nous fait comprendre par son immensité,  à quel point nous sommes petits, microscopiques, juste de la poussière balayée aux grés des vents.

 

Depuis  longtemps la révolte a sonné, mais l’avenir n’en a cure, ce  hurlement poussé dans le néant est bien plus qu’un simple cri de désespoir ou de solitude. C’est un rugissement de rage et de refus d’une condition humaine sans queue, ni tête. Mais, pas seulement, c’est surtout un appel de conviction et de force. Un aboiement qui marque le refus d’être balayé d’un revers de main par un monde qui se fout de tout. Mais la révolte ne suffit pas, tu le sais, c’est autre chose qui t’attend, quelque chose de bien plus fort, qui se réveille en toi, comme un accouchement sans fin, dont les contractions régulières ne cessent, jours après jours, de  te torturer.

Mais de quoi accoucherais-tu donc? Toi, qui n’a même pas d’utérus. Comment pourrais-tu engendrer la vie, toi qui ne peut-être mère ?

Les accouchements se font dans la douleur certes, mais ils sont limités dans le temps, là, il s’agit d’autre chose de, bien plus violent , bien plus pénible, bien plus lent, qui se transforme en toi. Regarde pronfondément , je sais que tu le sens, cet autre qui est là et qui se tapit dans l’ombre, se refusant de sortir à la lumière. Il pointe du doigt ce monde, que tu perçois, rempli de futilités et de médiocrités, il n’est pas venu, ici, pour cela, pour se satisfaire de toute cette suffisance, alors il a décidé de te tenailler, de te bouffer les tripes, de t’éblouir de toute cette vérité sordide et implacable. Tu sais qu’il a raison et certaines fois tu en marre de le protéger en toi. Tu le ferais volontiers taire une fois pour toute, mais une fois mort en toi , qu’en ferais tu ? Rapidemment, il t’empoisonnerait et t’amènerait à ta propre mort. Est-ce ça que tu veux ? Une victoire à la Pyrrhus. Je ne le crois pas, tu fais partie d’une autre famille. Tu as trop d’honneur pour te contenter.

 

Tu le sais bien ton cri est d’un autre genre, rappelle-toi ! Héphaïstos jeté de l’Olympe par sa propre mère, c’est dans son enfer qu’il s’est refait lui-même. Ton cri est autre, parce qu’il est tien, il est Unique comme cet Univers que tu défies. Une fois lancé, il ne se perd pas , il se répercute comme un écho, dont ce texte en est une simple preuve.

 

 

Et qui suis-je  pour te raconter ça, ne te fies pas aux apparences un Boiteux-Fou, a aussi un passé, mais surtout du courage pour affronter et affronter encore.

 

 

 

La métamorphose est longue ! Et c’est dans la chrysalide que le combat est le plus tenace  pour survivre à un environnement hostile. Mais trèves de discussions ! Que choisis-tu ?

La Larve ou le Papillon ?

 

A Supr3me

Par Cojoloco
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