Je reprends contact, en douceur, avec Mon Blog qui a été délaissé depuis une éternité!
Emporté, en premier lieu, par le flux des activités incessantes auxquelles m'a soumis la vie contemporaine, les frottements de tous styles sont devenus de plus en plus intenses dans mon fort intérieur, dégageant une chaleur imperceptible, mais se transmettant, pas à pas, à l'ensemble de mon être. Le feu couvait en moi, et certains signes auraient dû me mettre la puce à l'oreille.
A mon contact quotidien, ce fut d'abord, un premier ordinateur qui se mit à surchauffer, n'arrivant plus à suivre les commandes parkinsonniennes de mes doigts fébriles et contagieux. Puis le second ordinateur, une vielle bête fidèle, âgée de 7 ans, qui survivait grâce à son pace-maker, ce dernier tacotaquait régulièrement en attendant l'impulsion suffisante qui maintenait à chaque fois son souffle machinal et irrégulier. Mais cette fois, son pace-maker n' y put rien et il subit une crise cardiaque définitive.
Paix à leurs âmes!
Ensuite, moi-même, je n'ai su percevoir la vigueur de l'incendie ,déjà présente, dans mon coeur et corps. Et non, malheureusement ce n'était, ni de l'amour, ni de la passion,
mais bel et bien un feu plus pernicieux, celui qui naît de la résistance aux torrents de demandes, aux avalanches d'interactions, aux pressions désespérées de mes propres exigeances.
Le feu couvait sous le bois de mon propre bûché. Puis d'un seul coup, la flamme est apparue des profondeurs oubliées de ces enfers refoulés que la vie et l'expérience marquent de leurs fers rougeoyants.
L'autodafé s'embrasa à une vitesse folle, remontant les brûlures émotionelles de mon enfance volée, laissant s'envoler les vapeurs nauséabondes des souffrances conditionnées de mon adolescence, faisant fondre ma chair plastifiée par une morale déséthiquée.
Dans une puanteur sans égale, s'élevait alors la sombre fumée d'une colère noire, étouffante et envahissante pour les curieux de basse naissance, dénués d'amour et de dignité. Puis, la pluie se mit à tomber remplissant les orbites vides de mes yeux déjà disparus, nettoyant mon corps fait de cendres poussiéreuses. Avec patience et espoir, mon âme purifiée se mit en tête de recoller l'ensemble de tous ces restes calcinés, de bois et de chair, pour faire un nouveau corps plus en accord, avec sa propre essence et notre déesse Mère à tous, la Terre.
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