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Cojoloco, tiré de l'espagnol, signifie: " Le boiteux-fou"

 

Tout en restant très hétéroclite, ce blog ne poursuit aucune thématique si ce n'est mon propre délire.  Il se veut aussi un terrain de découverte pour les enfants qui apprécient particulièrement les animations.

Je profite par la même occasion de mettre un peu d'ordre dans mon passé, qui souvent très mouvementé n'a conservé qu'un ordre chronologique. 

 

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Jeudi 27 avril 2006
C'est dans un internat poussiéreux d'une vielle abbaye sinistre, que j'ai  passé les années les plus sombres de mon adolescence. Les chanoines glissaient, comme de noirs fantômes, sur le carrelage jaunis des couloirs. Les barreaux aux fenêtres des étages inférieurs, nous rappelaient à quel point, notre liberté était restreinte. L'extinction des feux, à heures fixes, était synonyme  de silence obligé.
S'aventurer, hors de son lit, était passible de représailles diverses. Tout le plaisir de la torture était réservé au préfet, qui  cherchait inlassablement la punition qui briserait les caractères les plus rebelles. Le diable semblait se cacher en nous, et tel un exorciste,  le préfet traquait le malin, dans chacunes de nos actions ou de nos paroles,  dans les dessins de nos mimiques ou encore au tréfond de nos yeux. Sa chambre était située, stratégiquement, en face des escaliers divisant le couloir central en parties égales. Il régnait en maître des lieux, étant le seul à bénéficier de lumière. Guetter l'ennemi, surveiller la lumière de son antre, voilà, ce à quoi nous étions réduits pour gagner un peu de liberté et pour profiter de la nuit pour pénétrer, tels des voleurs, dans les chambres d'autres pensionnaires. Mes insomnies faisaient de moi un rôdeur redoutable, un oiseaux de nuit pour mes compagnons d'infortune. Autour de l'abbaye, se dressaient, comme des remparts, de hautes falaises qui nous obligeaient à lever la tête, presque à la verticale, pour apercevoir enfin un carré de ciel de bleu. Ces dernières nous préservaient surtout du soleil qui dans ses meilleurs jours, nous faisait alors la grâce de se répandre sur nos murs de dix heures du matin à deux heures de l'après-midi.


Heureusement,  les nuits de pleine lune nous apportaient un autre éclairage sur le monde. La douce lumière de cette dernière, tranformait les parois rocheuses de ce gouffre en un cinéma où des miliers de visages et de monstres racontaient les histoires les plus incroyables sorties de notre imagination. C'est certainement une de ces nuits que pris forme en moi le personnage de Noirsatours.



Pour en savoir plus sur Noirsatours: Veuillez cliquer sur l'image!


Par Cojoloco - Publié dans : Cojoloco
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