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Cojoloco, tiré de l'espagnol, signifie: " Le boiteux-fou"

 

Tout en restant très hétéroclite, ce blog ne poursuit aucune thématique si ce n'est mon propre délire.  Il se veut aussi un terrain de découverte pour les enfants qui apprécient particulièrement les animations.

Je profite par la même occasion de mettre un peu d'ordre dans mon passé, qui souvent très mouvementé n'a conservé qu'un ordre chronologique. 

 

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Dimanche 2 avril 2006 7 02 /04 /2006 00:54

Je  me rappelle avoir, maintes fois, essayé de faire une cassette avec les meilleures chansons de Brel, y avoir passé des heures à estimer les textes qui me parlaient le plus. Rien à faire,  90 min de Brel ne suffisaient jamais.


Ne vous posez donc pas la question pourquoi avoir choisi ce texte pour commencer , plutôt qu’un autre.

La quête, fait partie de l’opérette de « l’homme de la Mancha », une pièce écrite et jouée sur les planches , par Jacques Brel, alors qu’il était déjà bien malade. Donnant ainsi une dimension encore plus tragique au personnage de Don Quichotte, qui passionnait Brel. Je l'imagine volontiers avec Jojo, en quête, tels les deux héros de Cervantes.


Rêver un impossible rêve
Porter le chagrin des départs
Brûler d'une possible fièvre
Partir où personne ne part

Aimer jusqu'à la déchirure
Aimer, même trop, même mal,
Tenter, sans force et sans armure,
D'atteindre l'inaccessible étoile

Telle est ma quête,
Suivre l'étoile
Peu m'importent mes chances
Peu m'importe le temps
Ou ma désespérance
Et puis lutter toujours
Sans questions ni repos
Se damner
Pour l'or d'un mot d'amour
Je ne sais si je serai ce héros
Mais mon cœur serait tranquille
Et les villes s'éclabousseraient de bleu
Parce qu'un malheureux

Brûle encore, bien qu'ayant tout brûlé
Brûle encore, même trop, même mal
Pour atteindre à s'en écarteler
Pour atteindre l'inaccessible étoile.

 

La folie un thème récurrent chez moi et pour cause…je traiterai de malheureux le fou qui s’ignore. Le fou a finalement la capacité de dépasser le monde de la raison, au point de s’offrir complètement corps et âme à sa propre conception du monde. Son monde devient plus important que lui même, il pourrait mourir pour lui, sans la moindre crainte sans la moindre hésitation, sans qu’on lui donne un ordre, car il se sait le gardien d’un espace sans limite, où l’enchantement  est le héros et les valeurs sont le décors. L’enchantement du monde voilà ce que le monde scientifique et raisonnable tue à coup de preuves et d’explications qui finalement ne sont d’aucune garantie, lorsqu’il s’agit de choisir une philosophie de vie.
Atteindre l’inaccessible, au travers de la quête, résume cette volonté de forcené, qui  cherche sans cesse à s’accomplir en restant toujours fidèle aux  convictions les plus intimes, aux  valeurs les plus pures, aux rêves les plus  insensés.  Renier le fou en nous, reviendrait à assassiner l’enfant qui est en nous.

N’oublions jamais que chez les anciens poètes : « la nature imite l’art » et non le contraire. Alors ne cessez pas d’imaginer , de rêver et de créer…un jour viendra où la nature s’exaucera !

Mourir sans aimer, mourir sans se brûler, mourir sans s’épanouir, mourir sans défier le destin, c’est mourir en bourgeois, mourir en malheureux, mourir sans vivre, mourir en idiot.

La parole est à vous, mettez des commentaires et partageons !

Par Cojoloco - Publié dans : Grand Jacques
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Mardi 28 mars 2006 2 28 /03 /2006 08:08

 Il n’y avait plus qu’à attendre, patiemment, que les jours passent. Au bout d’une semaine, pour le bonheur de Marjolaine, apparurent  perce-neige, crocus et primevères,  apportant les premières couleurs du printemps. Pendant ce temp-là, Trambouille s'entraînait régulièrement dans son cabanon On entendait des petits bruits à l'intérieur Cling...Clang...Clong...Toc.

Au-début les « tocs » et les « clongs » étaient plus nombreux, mais plus le temps passait, plus ils étaient remplacés par les « clangs » et les « clings ». 
Une deuxième semaine passa et des tiges poussaient de-ci, delà. Trambouille regardait avec soin les pousses et surtout, il surveillait les allées et venue du tigré. Le chat avait très vite repéré les pousses de valérianes et de chataires. Et il venait régulièrement en manger. Au début,  la proximité du cabanon, ne le rassurait guère. Mais son attirance pour les plantes était plus forte que lui. Dans le cabanon, on entendait plus que des « clings » et quelque rares « tocs ».

Au bout d’un mois, les fleurs s’apprêtaient à sortir et  les herbes hautes avaient repris leurs places dans le fond du jardin. Et le tigré, venait se régaler de valériane et de chataire, en toute quiétude. Les « clings », à l’intérieur du cabanon, lui faisaient bien dresser l’oreille, mais ne l’interrompaient plus dans son activité. Trambouille prenait un plaisir fou à l’observer. L’envie de passer à l’action le démangeait, il tenait sa vengeance, il était fin prêt.

Son aversion pour les chats, avait grandi peu à peu, jusqu'à arriver, au bout de cinquante ans, à un point de non retour. Certains pourraient penser qu’il s’agissait d’une forme de racisme, d’autres d’une phobie maladive. Mais ce n’était pas le cas. Trambouille aimait la nature, comme il aimait les hommes. Il chérissait la vie. Il considérait les différences avant tout comme un enrichissement. Pendant un demi siècle, il avait essayé de côtoyer l’espèce avec indulgence. Mais au final, il l’avait, surtout, supportée jusqu'à l’agacement le plus complet. Cette situation avait abouti à faire ressortir les différences incompatibles entre lui et l’animal, plutôt qu’à développer des affinités. Au point où les chats étaient devenus des boucs émissaires presque humains. A force de les observer et d’essayer de les comprendre, de chercher à trouver des compromis pour cohabiter, quand cela était nécessaire, il s’était surtout rendu à l’évidence, il ne supportait leurs côtés fourbes, côté qu’il connaissait bien chez les hommes.

Trambouille avait humanisés les chats et ils représentaient, maintenant, le symbole négatif et vivant de certains comportements humains, oubliant certainement que ces derniers n’y étaient finalement pour rien.

Leur manière princière de s’imposer, lui rappelaient ce droit du sang que certains s’octroyaient pour mépriser et exploiter d’autre.

Leur esthétique soignée et retouchée, constamment, lui faisaient penser à ce culte de l’apparence et  de la beauté,  qui avait finit par devenir  une valeur mercantile humaine.

Leur côté paresseux et minimaliste évoquait en lui cette suffisance des gens sans persévérance, qui attendent que tout leur tombe du ciel.

Cette envie de venir se frotter et se coller à lui, alors qu’il mettait clairement une distance nécessaire pour se préserver des allergies, il la vivait comme cet harcèlement dont  certains idiots abusent, sans calcul, par désespoir de ne pas pouvoir se faire des amis.
A cause de leur intérêt égoïste et  non dissimulé pour la nourriture, Trambouille les reléguait parmi ces gens qui prennent mais  ne donnent pas !
Leur sadisme gratuit qui les amenait à jouer longtemps avec leur victime blessée, pour terminer par ne pas les manger achevaient ce tableau malsain qu’ils se faisait d’eux.
Trambouille, s’était levé tôt pour s’installer dans le cabanon. Il savait bien que le tigré apparaîtrait peu avant midi et il savait aussi très bien  dans quel ordre il irait d’une plante à une autre. Confiant dans les habitudes du chat, il aurait le temps suffisant pour viser et tirer. Et avec un peu de chance, il pourrait tenter une deuxième fois de porter un coup fatal à l’animal. Les munitions étaient prêtes et il s’était bien entraîné.
Vers 11h30 le tigré arriva, comme chaque matin, il descendit du mur , puis vint se frotter le museau sur le tronc du noisetier. Caché en partie par les hautes herbes, il s’avança vers les premières touffes de valériane. Trambouille le laissa manger un petit peu, maintenant le tigré mâchouillait les plantes accroupis, la tête baissée, il se méfiait plus trop occupé par les besoins de son estomac. Il tournait le dos au danger, comme Trambouille l’avait prévu. C’était le moment. Trambouille pointa son arme, visa et tira. « Pif ! »  le projectile toucha le tigré à la patte gauche.  Le chat sentit la douleur et fit un bond en avant puis se retourna pour voir qu’il l’avait agressé, mais les hautes herbes lui cachaient la vue. De plus Trambouille s’était baissé aussitôt,  après avoir tiré. Et avançait accroupi en se retenant de rire. Et de une ! « Tu vas voir mon lascar, tu vas la sentir passer. Prétentieux personnage ! » Une fois la troisième croisée atteinte. Il se leva doucement. Il avait cloué une planche à chaque fenêtre, laissant le soin de laisser un espace pour pouvoir observé sans être vu. Le chat était au milieu des chataires, sa patte lui faisait mal, mais son ventre le commandait, sans compter les chataires qu’il avait sous le nez. Bien que moins rassuré, il finit par se remettre bêtement à manger. Trambouille ajusta à nouveau, cette fois, il visait la tête, juste derrière l’oreille. « Paf ! » le projectile vint frapper à l’endroit choisit, Le tigré poussa un miaulement,  il était complètement sonné, il essaya de fuir  en titubant , et tomba sur le côté de sa jambe blessé. Se releva à nouveau et secoua la tête, pour reprendre ses esprit. Trambouille était à nouveau prêt à tirer une troisième fois. Juste au moment de tirer, il eu un pincement de cœur en voyant le tigré blessé, Le projectile cette fois caressa le chat à rebrousse poil. Effrayé pour la vie, le tigré trouva dans la peur, les dernières forces pour fuir sans demander son reste.
Trambouillait exultait , il l’avait touché par deux fois !
« Pif… et… Paf »
Trambouille sautait de joie, comme un gamin !
Il lui avait donné la leçon qu’il méraitait.
« Pif.. et… paf… »
Trambouille  tournait et sautait sur lui-même en s’écriant d’un ton de défi moqueur :
-«  Qui est le plus fort ? Hein ! dis ! qui est le plus fort ? »
Question hasardeuse ou combat de toute une vie ? Trambouille ne pouvait se retenir de danser tel un derviche fou de plaisir. C’est alors qu’en tournoyant, dans son exaltation, Trambouille était retombé le pied droit dans un seau, la cheville avait craqué net. Précipité en avant , sa  tête était venue taper contre le coin de l’établi. Son corps avait  rebondi, à la renverse, et dans chute,  sa tête avait frappé lourdement le sol derechef.
Il gisait inanimé, les yeux ouvert vers le ciel. En l’espace de quelques secondes, il était passé de vie à trépas.  De la joie la plus totale, à l’absence totale d’émotion. De l’enfance à la mort.
« Pif...et… Paf. » Son heure avait sonné ! La faucheuse était venu le cueillir de la manière la plus surprenante, coupant ce faible fil auquel la vie est suspendue, mais que l’homme souvent refoule. Comme si de ne pas y penser permettait de l’éviter.
Intriguée par les cris de joie, Marjolaine était venue voir et l’avait trouvé inerte, sur le dos, au milieu du cabanon. Un pied dans un seau. Une fronde à la main. Le sol était jonché de croquettes pour chats. Et sur le mur du fond, à un dizaine de mètres de la porte d’entrée, il y avait  trois poêles de taille différentes accrochées contre le mur. Elle avaient servi de cible pour ces entraînements.
Doucement, elle se mit à pleurer sans à-coup, elle enleva le seau du pied, et lui joignit les deux main sur le ventre sous lesquelles elle laissa la fronde qu’il tenait encore fermement. Symbole fort de ce personnage qui n’avait jamais cessé d’être un enfant malgré les horreurs de la vie.
Deux jours plus tard, On retrouva Marjolaine assise à la terrasse, elle avait mis la table pour deux. En face d’elle le jardin fleuri semblaient attendre son réveil. Elle paraissait  endormie, en contemplation devant les pavots de Californie qui barraient la porte d’entrée de la grotte de l’ours. Son assiette de soupe froide n’avait as été touchée, la cuillère témoignait, encore propre sur la table.
-« Une femme sans appétit, était soit une femme malade, soit une femme morte »

Ils ne s’étaient  quitté l’un l’autre  que l’espace d’ un instant. Pour se retrouver dans un autre monde ,une autre dimension. Leur travail sur Terre était terminé…pour le moment. Leur âmes auraient enfin cette liberté de voler ensemble, sans ne plus avoir à porter les contraintes de ce leurs deux corps fatigués. Aimer pourrait enfin être une plénitude sans besoins. Juste être l’un pour l’autre, ce qu’ils désiraient secrètement, depuis leur première rencontre.

Par Cojoloco - Publié dans : Essais en pagaille
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Dimanche 26 mars 2006 7 26 /03 /2006 10:32

Ayer incineramos a mi abuelita Maria Alsira, que fallecio, el 24 de un infarcto masivo. Mi abuelita iba a cumplir sus 90 años dentro de un mes. Asi se termino de manera un poco abrupta pero de "buena manera" si se puede decir, el fin del  ciclo de una  vida entera. Ya se puede uno imaginar lo que ella  pudo ver a lo largo de tanto años. Aqui les pongo el texto que prepare y lei tras la ultima oracion dedicada a su recuerdo.

Queridos Amigos,

Ante todo quiero darles las gracias en nombre de toda la familia, por haber venido y estar aqui con nosotros.

Despues me gustaria expresarles con un español, por cierto un poco maltratado, mi gratitud por haber acompañado a Maria Alsira y Neri durante todos estos años.

Y por ultimo, para dar luz al final de un ciclo de vida que se termino ayer, de madrugada, me gustaria volver unos 20 años atrás .

La mayoria de ustedes estaban ya presentes, para acompañarnos, en otro momento tan dificil como el de hoy, solo que Maria Alsira era,  en aquel momento, a quien  respaldabamos en primer lugar.

Ya habran comprendido lo que estoy tratando de recordar:

La desaparicion de Saturnino, en julio del 86, fue tambien brutal e inesparada para todos nosotros y sobre todo para mi abuelita, a quien hoy damos un ultimo adios.

Aquel dia se apago un faro importante en la vida de la familia, pero sobre todo en la vida de Maria Alsira. De pronto,  esta mariposa tan hermosa se quedo sin una luz que, no solo la vistio de negro durante varios años, sino que, sobre todo, la fue dejando en otra oscuridad. La oscuridad de un vacio que ya no habia conocido desde hacia 51 años y que corresponden al tiempo que esta pareja, Saturnino y Alsira, compartieron juntos.

Nos encontramos aqui de nuevo, 20 años despues, para terminar, no solo el ciclo de una vida, sino tambien  un ciclo de 20 anos de separacion entre dos personas que se amaron y se respetaron con mucho amor.

Me gustaria, que al tiempo de recordar a Maria Alsira o Saturnino,  cada uno de ustedes, mujer u hombre recordaran, sobre todo, que el amor humano y cotidiano, no solo fue parte de sus vidas sino que tambien existe para cada uno en nuestra bien amada tierra.

Muchas gracias por este momento de atencion.

Par Cojoloco - Publié dans : En Español
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